« L’Ingénierie Sociale par l’Art. Comment transformer un groupe d’individus en un collectif engagé grâce à l’Anthropotekhné. »
Christophe Chazot • aNa / Ana Fernandes
PRÉFACE
Le Langage Universel des Mains
Les Fantômes dans nos Cellules
Je suis fils d’artisans. aNa est fille d’immigrés.
Cela ressemble au début d’un conte simple, mais c’est en réalité une équation complexe dont nous ne maîtrisons pas toutes les inconnues. On sous-estime toujours le poids des bagages invisibles que l’on traîne sur le quai de notre existence.
Comment prétendre connaître quelqu’un, quand cette personne elle-même ignore la moitié des codes qui régissent ses propres réactions ? Un être humain est fait de chair, de sang, et d’une électricité silencieuse qui parcourt ses nerfs.
Mais la science moderne, notamment l’épigénétique, nous apprend que nous sommes aussi des archives vivantes. Nous portons en nous les peurs, les famines et les courages de nos ancêtres, encodés chimiquement sur notre ADN comme des rayures sur un vieux disque vinyle. Nous répondons à un script évolutif qui s’adapte, souvent maladroitement, aux accidents de notre propre vie.
C’est peut-être pour cela que nous passons notre temps à chercher nos limites, comme on tâtonne dans une chambre noire pour trouver l’interrupteur. Nous cherchons un contour rassurant à notre propre flou.
Ma rencontre avec aNa n’a pas été une simple addition de deux personnes. Ce fut une collision chimique. J’ai su immédiatement, bien au-delà du désir, que nous étions destinés à écrire quelque chose qui nous dépassait.
C’était un état de grâce étrange, une permission soudaine de rêver grand. Pourtant, mes rêves d’alors étaient paradoxaux.
Moi, l’enfant du terroir, je me rêvais en capitaine d’industrie. Je voulais devenir riche. Mais riche de quoi ? Je m’imaginais à la tête d’usines immenses, regardant des milliers de congénères produire pour moi des objets en série, par millions. Je voulais de l’ordre, de la répétition, du volume.
Je n’étais alors qu’un produit de ma géographie.
Je viens d’une ville organisée autour d’une artère centrale où les habitants marchent pour être vus, dans un ballet continu et un peu triste. C’est un territoire qui duplique les profils comme un arbre multiplie les feuilles et les bourgeons. Les accents, les modes, les postures… Sans apport extérieur, cette consanguinité culturelle finit par lisser les aspérités. Les modes vestimentaires et capillaires finissent de lisser un peu plus cette peinture que le climat pluvieux aquarelle.
Mais il y avait une faille dans mon programme : je suis aussi fils d’artiste.
Mon père dessinait.
Et aNa est fille d’explorateurs forcés.
Son père a fui une dictature pour échapper à une misère qu’un Français des Trente Glorieuses ne pourrait même pas concevoir.
Le présent n’est jamais qu’une photographie instantanée saturée par les indices du passé. Nous sommes la somme de nos expériences, multipliée par ce facteur transgénérationnel.
C’est un coefficient exponentiel caché.
Nous nous sommes donc lancés, elle x moi, naïvement et instinctivement, sur un chemin de l’évolution personnelle en quête d’une construction familiale. Pour financer cette utopie, nous avons travaillé sans relâche et sans rien lâcher.
Nous avons par hasard découvert un trésor devant lequel tous les autres étaient passés avant nous… Le « Faire » pour avancer. Le partage pour sublimer.
Le concept d’Anthropotekhné
C’est là que le geste intervient.
Là que l’Anthropotekhné prend tout son sens. On a beau fouiller sa mémoire mentale, on n’y trouve que des mots, et les mots sont souvent des mensonges bien habillés.
Pour toucher la vérité, il faut descendre plus bas. Il faut interroger la mémoire procédurale, celle des muscles et des nerfs.
Pour avoir beaucoup dessiné, je connais ce voyage.
Entre l’image mentale, parfaite, idéale… et le dessin final sur le papier, il y a une distance immense.
C’est un « périple corporel ». Le signal électrique part du cerveau, descend le long de la colonne, traverse l’épaule, le coude, le poignet, pour finir dans la pulpe des doigts. En chemin, il subit des distorsions, des micro-accidents. Ce que la main produit n’est jamais exactement ce que la tête voulait.
C’est une défaillance technique magnifique. C’est cette « erreur » de traduction que l’on appelle le Style. L’incapacité de l’artiste à reproduire le réel devient sa signature, sa valeur marchande, son génie.
Si l’on ne fait que parler en réunion ou en société, on reste en surface, dans le cortex préfrontal, zone du contrôle et du langage appris.
Mais donnez une paire de ciseaux à un collaborateur, et tout change.
Je suis fasciné, à chaque atelier, de voir ce miracle se produire. Des participants me disent : « Non, je ne sais pas dessiner ».
Et ils sont sincères. Leur cerveau rationnel en est persuadé.
Puis, ils prennent la paire de ciseaux d’écoliers que je mets à leur disposition. Ils entament timidement le précieux vinyle coloré.
Et soudain, le cerveau lâche prise. La main prend le relais, guidée par une intelligence motrice enfouie, vieille de plusieurs millénaires. Les lames fendillent maintenant tendrement la matière plastique.
Qu’il s’agisse d’un cœur, d’un soleil ou d’un cheval, la forme émerge, équilibrée, harmonieuse. L’auteur regarde son œuvre avec stupeur :
« Je ne savais pas que j’étais capable de faire cela. »
Mais comment auraient-ils pu le savoir ?
Notre monde moderne ne challenge plus nos mains. Nous sommes devenus des êtres de regards et de commentaires. Pourtant, nos mains sont les témoins silencieux de notre évolution. Elles savent des choses que notre bouche ignore.
En coupant le vinyle, nous ne faisons pas que produire une forme ; nous coupons le cordon avec nos limitations mentales pour retrouver, enfin, qui nous sommes vraiment.

My Art Box
De la Silicon Valley aux plaines du Soudan, des banques du Luxembourg aux industries du Portugal, nous avons fait le même constat depuis 1998 : quand les mots échouent à créer du lien, le geste, lui, réussit toujours.
Nous avons passé un quart de siècle à observer des équipes, des familles, des clubs, des associations ou des groupes en France, en Suisse, au Maroc, en Allemagne, en Belgique ou encore en Angleterre.
Partout, le défi est le même : comment faire vraiment ensemble ? Ce livre n’est pas une critique des réunions ou du management.
C’est une invitation à redécouvrir un outil technologique sophistiqué mais oublié, capable de générer instantanément de la sécurité psychologique et de la fierté : vos mains.
Bienvenue dans l’ère de l’Anthropotekhné.
L’Histoire
De nos débuts en 1998 jusqu’à aujourd’hui, récit d’un voyage technique et humain à travers la France, les USA, la Suisse, le Maroc, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique, le Soudan et le Portugal.
Le Constat
Partout, le geste rassemble là où les mots divisent.
Le Club Cerveau et Ciseaux
Restez informé(es)
Notre manifeste est encore en construction.
En rejoignant le Club, vous recevez les avis de parutions des nouveaux chapitres de ce manifeste ainsi que des astuces et offres spéciales.
Partie 1
LA GENÈSE
L’Ancrage – L’Alliance de la Structure et de la Vision
La Rencontre Fondatrice – LIRE
L’équation : Christophe Chazot (La Méthode, le Coach) x aNa (Le Geste, l’Artiste).
RSE (Sociale)
La parité et la complémentarité comme socle de l’entreprise durable.
Définir l’Anthropotekhné – LIRE
Le concept exclusif de My Art Box : mettre la technique artistique au service du lien humain.
Sobriété
Revenir à l’essentiel (l’humain et l’outil simple) face à la surenchère technologique.
Un Laboratoire Mondial – le 27/02/26
Comment 25 ans de terrain international ont permis de créer un protocole universel sans barrière de langue.
Inclusion
Une méthode qui fonctionne aussi bien à New York qu’à Khartoum.
Partie 2
LE CERVEAU
La Science – Comprendre pour Mieux Collaborer
L’Hypothèse du Bavardage – le 06/03/26
Rétablir la méritocratie des idées en coupant le son pour équilibrer la parole.
RSE (Équité)
Donner une place égale aux introvertis et aux extravertis.
Penser avec ses Mains – le 13/03/26
Combattre la fatigue digitale par le retour au tangible (Cognition Incarnée).
Sobriété (Low-Tech)
Déconnecter pour mieux reconnecter les neurones.
La Science de l’Engagement – le 20/03/26
L’Effet IKEA : Pourquoi nous aimons et protégeons ce que nous avons construit nous-mêmes.
Éco-responsable
On ne jette pas ce qu’on a fabriqué. Valoriser la durée de vie de l’objet.
La Sécurité Psychologique – le 27/03/26
Le ‘Zéro Faute’ technique inspiré du Projet Aristote pour libérer l’audace collective.
RSE (QVT)
Créer un environnement de travail bienveillant et sans stress.
Partie 3
LES CISEAUX
La Méthode – Le Protocole de l’Excellence Opérationnelle
La Révolution ‘Sans Peinture’ – le 03/04/26
Pourquoi le vinyle et le ciseau remplacent le pinceau pour une efficacité maximale.
Santé & Éco
Zéro solvant, zéro eau souillée, zéro COV. Préserver la santé des participants.
Le Totem Durable – le 10/04/26
Concevoir une œuvre pérenne et non un déchet événementiel.
Sobriété (Matière)
Utilisation de matériaux nobles et recyclables, optimisation des chutes.
Partie 4
LES MOMENTS DE VÉRITÉ
Les Applications – Accompagner le Cycle de Vie de l’Entreprise
L’Intégration Durable – le 17/04/26
Accueillir les nouveaux talents par un acte d’inclusion fort et symbolique (Onboarding).
RSE (Sociale)
Donner une place égale aux introvertis et aux extravertis.
La Conduite du Changement – le 24/04/26
Utiliser le Totem pour matérialiser le passage de l’ancien au nouveau monde (Pivot).
Sobriété (Mentale)
L’Upcycling psychologique : réassembler le passé pour l’avenir.
La Culture Sécurité & QSE – le 01/05/26
Rendre la prévention désirable par une fresque monumentale en usine (Safety Days).
RSE (Sécurité)
RSE (Sécurité)
FAQ
1 – Qu’est-ce que l’Anthropotekhné développée par My Art Box ?
L’Anthropotekhné est un concept exclusif créé par l’artiste aNa et le coach Christophe Chazot. Il s’agit d’une ingénierie sociale qui utilise le geste artistique comme un outil d’intelligence collective. Plutôt que de s’appuyer uniquement sur la parole, cette méthode sollicite la mémoire procédurale et motrice des participants pour révéler des solutions et renforcer la cohésion d’équipe de manière durable et authentique.
2 – Pourquoi choisir un team building « Sans Peinture » ?
La Fresque Sans Peinture My ARt Box est notre activité la plus sobre et éco-responsable en présentiel. En éliminant les solvants, les peintures et les déchets toxiques, nous garantissons un environnement de travail sain et sécurisé. Cette approche privilégie l’utilisation de matériaux durables, recyclables. ou de réemploi. De plus, sa logistique ultra-compacte permet un transport léger, réduisant drastiquement l’empreinte carbone de vos événements. Ceci est rendu possible par le fait que nous sommes en mesure de calculer par avance la quantité de matériel à fournir. Aussi nous présentons souvent des kits individuels pour rendre chacun responsable. Et notre méthode inclue une phase de recyclage des chutes et accédants avant la fin de l’activité.
3 – Comment le Neuro-management s’intègre-t-il dans vos ateliers ?
Christophe Chazot utilise les principes du neuro-management pour créer un cadre de sécurité psychologique. En remplaçant le dessin traditionnel par le découpage aux ciseaux, nous levons les freins inhibiteurs (« je ne sais pas dessiner »). Cette technique permet de rééquilibrer la prise de parole entre introvertis et extravertis, favorisant une méritocratie des idées indispensable à la performance RSE.
4 – Dans quels pays la méthode My Art Box est-elle disponible ?
Depuis 1998, nous avons déployé nos protocoles d’art collaboratif sur le terrain, d’abord en France, puis progressivement à travers le monde. Notre expertise internationale nous a menés déjà aux USA, en Suisse, au Maroc, au Luxembourg, en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Soudan et au Portugal. Cette universalité du geste permet de fédérer des équipes multiculturelles sans aucune barrière de langue. Nous sommes donc ouverts à toute expérience internationale nouvelle.
5 – Quel est l’impact concret de vos interventions sur la RSE ?
Nos interventions agissent sur deux piliers majeurs de la RSE. Sur le plan environnemental, nous prônons la sobriété par des formats digitaux ou des matériaux recyclables sobres ou de réemploi. Sur le plan social, nous renforçons la Qualité de Vie au Travail (QVT) et l’inclusion. Chaque œuvre créée devient un totem durable au sein de l’entreprise, rappelant l’engagement collectif et la fierté d’avoir construit ensemble.